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Techniques de type PCR

L’ADN est une longue molécule, présente dans chaque cellule et qui porte le code génétique.
Chaque individu, animal ou végétal, a son ADN propre et donc son code génétique propre. Le code génétique est constitué à partir de 4 éléments de base de la molécule d‘ADN dont le nom commence par les lettres A, T, C, G.
Selon leur ordre, elles forment une succession qui constitue le code génétique, variable selon les individus.
La molécule d’ADN offre donc des possibilités importantes de différenciation entre individus, variétés ou espèces.

Avantages de l'ADN

• L’ADN porte le code génétique, information très discriminante.
• L’ADN est une molécule solide, comparativement à d’autres molécules comme les protéines. Il subsiste donc dans des aliments qui ont subi un process. Par exemple, il est possible d’identifier les espèces constituant un plat appertisé.
• L’ADN est assorti de techniques de caractérisation puissantes qui permettent de l’analyser. Les techniques de type PCR (Polymerase Chain Reaction) permettent de multiplier quelques fragments de molécules résiduels, ce qui permet une caractérisation bien plus aisée. Les techniques de séquençage de l’ADN permettent facilement la lecture précise du code génétique.

 

L’ADN est assorti de techniques de caractérisation puissantes qui permettent de l’analyser. Les techniques de type PCR (Polymerase Chain Reaction) permettent de multiplier quelques fragments de molécules résiduels, ce qui permet une caractérisation bien plus aisée. Les techniques de séquençage de l’ADN permettent facilement la lecture précise du code génétique.

L’amplification directe :


 Il est possible d’amplifier un fragment d’ADN particulier. La spécificité est apportée par deux petits brins d’ADN (appelés amorces), connus pour être propre au fragment à amplifier.
Ces amorces se fixent contre le fragment à amplifier là où le même code génétique est présent et une enzyme, appelé polymérase, vient reconstituer l’ADN entre les deux amorces.
Ceci génère une copie du fragment. Cette opération, répétée de nombreuses fois à partir du fragment et de la copie, permet rapidement d’obtenir de nombreuses copies.
C’est la technique dite Polymerase Chain Reaction (PCR). Il est alors plus facile d’identifier les fragments dont la taille peut être mesurée.
En effet, les fragments de taille connue ne sont obtenus que si les amorces se sont fixées et les amorces ne se sont fixées que si le code génétique correspondant était sur le fragment initial à amplifier.
 Ainsi, des amorces spécifiques d’une espèce à rechercher n’amplifieront un fragment que si l’ADN de l’espèce est présent.

Le séquençage :

Lorsque deux entités génétiques à identifier ont des ADN très proches, il n’est parfois pas possible de trouver des amorces spécifiques à chacune d’elles.
Des amorces communes aux deux entités sont alors utilisées pour générer le fragment d’ADN mais il faut pouvoir lire de petites différences du code génétique pour les identifier.
Ceci peut se faire en utilisant le séquençage qui permet d’obtenir le code génétique inscrit sur le fragment et qui doit être le même que celui de la référence connue.

La fluorimétrie en temps réel et la quantification :

Lors de l’amplification d’un fragment d’ADN, il est possible d’utiliser deux amorces de plus qui vont générer un signal fluorescent soit en se fixant, soit après fixation, lors de l’action de la polymérase.
Plus il y aura de copies d’ADN en cours, plus il y aura d’amorces fluorescentes fixées et plus il y aura de fluorescence. De plus, cette fluorescence sera d’autant plus vite mesurable qu’il y aura d’ADN au départ (PCR en temps réel ou RT PCR).
Ce principe permet la quantification de l’ADN contenu dans un échantillon et est par exemple utilisé pour la quantification du % d’OGM (PCR quantitative).